Les sensations du saut en chute libre

Le saut en chute libre constitue un rêve partagé par beaucoup d'entre nous : il représente un défi que chacun aimerait relever au moins une fois dans sa vie. 

Beaucoup le conçoivent comme un véritable défi mais il faut surtout savoir que le saut en parachutisme procure des sensations vraiment uniques et exceptionnelles. 

Les sensations lors du saut et pendant la phase de vol sont “magiques” et “indescriptibles”. Le saut en parachute nous donne la possibilité incroyable d'être littéralement posé sur l'air de jouer véritablement avec lui. Nous pouvons ressentir que notre corps constitue à lui seul un appareil tel qu’un avion : chaque geste et mouvement que l’on effectue a une incidence sur notre vitesse de chute et nos évolutions dans l’air.

Contrairement à ce qui pourrait être pensé, il fait rarement froid pendant la chute, ou du moins on ne le ressent pas la rapidité des événements qui submergent notre esprit. 

Souvent, les personnes sautant en tandem oublient certains moments de leur saut et ont en quelque sorte un “black-out fragmenté”. Suite au saut, les souvenirs plus précis ressurgissent au fur à mesure. 

Afin de garder en mémoire tous les détails de cette expérience unique, et de pouvoir la partager ensuite, le passager a la possibilité de demander une vidéo de son saut. Il a le choix entre deux types de vidéos : la plupart des personnes choisissent la vidéo "externe" filmée par un caméraman qui saute à ses côtés, et filme chacune des étapes de l’expérience. Il également est possible de demander au moniteur de filmer à l’aide d’une caméra embarquée au bout d’une perche solidement attachée au harnais.

Lors de la PAC (Progression Accompagnée en Chute libre, formation dont le but est de sauter de manière autonome), l’option vidéo externe est présente automatiquement à chaque saut : cela permet d'analyser les sauts et de définir par la suite les exercices à effectuer par la suite. C’est à la fois un outil pédagogique pour le débriefing, et un incroyable souvenir de sa première formation !

Il est important de préciser qu'en chute libre, on ne peut pas souffrir de vertige une fois en l’air : lorsque l’on n’a pas les pieds sur le sol, ou sur un élément relié au sol, on peut éprouver une certaine appréhension (ce qui est tout à fait naturel) mais pas de vertige.

deux personnes font de la chute libre

Comment se déroule un saut en tandem ?

Le saut en tandem se pratique avec un parachute spécialement conçu pour supporter le poids de deux personnes : celui du moniteur et de son passager.

Le saut en tandem est le moyen le plus simple pour découvrir la chute libre, puisque l’ensemble du saut est pris en charge par le moniteur, ce qui laisse au passager toute sa liberté la chance de profiter pleinement de son saut.

Le saut en tandem se déroule ainsi :

  • la phase de préparation au sol : il y a tout d’abord une partie théorique au cours de laquelle le moniteur explique à son passager comment se positionner dans l'avion, lors du saut, pendant la chute libre ainsi qu’à l’atterrissage. Cette partie théorique ne dure que quelques minutes. Ensuite, le moniteur équipe son passager d’un harnais spécial. C’est le moment de monter dans l’avion.
  • la montée en avion : elle dure de 10 à 20 minutes et offre la chance d’admirer le paysage. C’est aussi l’occasion pour certains de réaliser leur baptême de l’air. A l'aérodrome de Gap-Tallard, nous avons la chance de pratiquer ce sport dans un cadre exceptionnel et de pouvoir admirer les nombreuses montagnes voisines et le lac de Serre-Ponçon pendant la montée, avant de faire le grand saut.

  • la chute libre : une fois l’avion arrivé à une altitude de 4000 mètres au dessus du sol, c’est le moment du "largage". Les parachutistes installés dans l’avion commencent à sauter, les uns après les autres. Le saut dure entre 40 et 50 secondes à environ 200 km/h. A 1500 mètres du sol, le moniteur ouvre son parachute. A ce moment là, on ressent une secousse car le parachute s'ouvre et vient ralentir la vitesse de chute très rapidement. On se retrouve alors un bref instant plus tard en train de voler sous le parachute ouvert et stabilisé.

  • la phase de vol sous voile : pendant 5 à 8 minutes, le moniteur et son passager descendent lentement jusqu'à la zone d'atterrissage. Le moniteur peut passer les commandes à son passager et l’initier aux sensations du pilotage d’un parachute. Il saura s’adapter à loisir aux attentes du passager, entre vol calme et sensations fortes. Le moniteur reprend les commandes avant la phase d'approche puis l'atterrissage. Le contact au sol n’est pas plus difficile que de descendre une marche d’un escalier. Il se peut que l'on ait quelques fourmis dans les jambes pendant et après l'atterrissage... rien de plus normal après une expérience aussi intense !

deux personnes vole en parachute

Qui peut s’essayer au parachutisme ?

Tout le monde peut effectuer des sauts d’initiation, des sauts en tandem et la formation PAC. Le minimum d’âge est fixé à 15 ans et il n’y a pas de maximum, seule une condition physique adaptée est requise (problèmes médicaux...etc).

Les mineurs doivent être accompagnés de leurs parents ou fournir une autorisation parentale accompagnée d'une photocopie des papiers d’identité d’un des parents.

Pour la chute libre, un poids minimum de 40 kg est exigé. Pour le tandem, le poids généralement limité à 90 kg, mais le pilote de tandem demeure le seul décisionnaire de la faisabilité d’un saut avec tel ou tel passager selon son gabarit et les conditions météorologiques du moment.



A quelle occasion peut-on voler ?

Le saut en parachute à l'aérodrome de Gap-Tallard peut se pratiquer pendant les deux tiers de l'année, de Mars à Octobre, l’hiver étant trop rude au niveau des températures.

Cependant, il est évidemment possible d’acheter et d'offrir ce cadeau toute l’année ! Pour un anniversaire, pour Noël, pour un mariage, pour un évènement quelconque... ou juste pour faire et se faire plaisir !

Le parachutisme est-il une activité risquée, voire dangereuse ?

Le matériel de parachutisme est très fiable car un parachute est considéré comme un aéronef dispensé d’immatriculation : il est ainsi soumis à une réglementation très stricte au niveau de sa conception, son contrôle, sa maintenance, et son utilisation.

Le parachute est un ensemble qui se compose d’un sac harnais, d’une voile principale avec système d’extraction manuelle (hand-deploy), et d’une voile de secours. Le parachute de secours dispose également d'un système de déclenchement automatique qui tend à supprimer le risque d'accident grave.

On ne peut pas dire que la parachutisme est sans danger, mais c’est également le cas pour de multiples activités telles que la moto, le vélo, le ski...etc, dont certaines ont des taux d’accidentologie largement supérieurs à celui du parachutisme.


Récit d’un saut en tandem

L‘expérience de Mireille

J'en rêvais depuis si longtemps...

Un appel téléphonique pour un rendez-vous...ok.

La joie…

Deux heures de route pour arriver à Tallard.

Une nuit à l'hôtel.

8h30 l'heure prévue...

Accueil par Davidé, mon moniteur tout en douceur, en gentillesse, explications et conseils, très souriant.

Je suis bien, heureuse, sans appréhension.

Bizarre, moi qui ne suis ni sportive ni téméraire...

Arrivée d’Alex le cameraman, il est indispensable d'avoir des souvenirs.

Davidé pose le matériel sur mon dos et sur mes jambes. Nouvelles explications, recommandations, conseils, il m'observe.  

Le Pilatus se pose sur la piste rapidement. Le ciel est bleu azur.

Nous embarquons  les derniers, mon moniteur et moi.

Mon coeur fait un bond....on va sauter les premiers....Ah un bonheur de plus, le ciel est pour nous deux quelques instants.

Nous nous installons près de la porte, elle se referme et on décolle....rapidement.

A cet instant, le rêve devient réalité et quelle réalité.

Une dizaine de personnes sont véritablement entassées, serrées très proches les unes contre les autres. Certaines parlent fort, rient, d’autres ont peur ....Alex filme.

Davidé serre les sangles doucement. Dernières recommandations dans mon oreille : "ça va ?" me demande t-il. Oui, très bien.

Par la petite fenêtre, je vois le ciel : du bleu à l’infini...

Nous atteignons les 4000 mètres d'altitude : je suis heureuse, vraiment.

La porte s’ouvre, la terre est très loin. Nous sommes dans les cieux sans nuages et j'oublie tout...

Davidé m'installe assise sur le rebord de l’avion, les jambes dans le vide, très en arrière.

Il est derrière moi.

“Go Mireille” me dit-il.

Nous sautons.

Que dire ? Rien, il faut le vivre.

Je ne peux expliquer cette sensation d'un plaisir extrême.

Nous descendons très vite, trop vite, l'air siffle à mes oreilles. Les bras en croix, je tiens ses  mains puis je les lâche : on vole...

J'aurai aimé que cela dure...encore et encore.

Ce fut les 45 secondes de ma vie les plus belles je crois. On vole, je vole...mon rêve devient une réalité...douce et violente.

Je ne vois rien, je n'entends rien, je vis  l'instant. Je suis un oiseau, nous sommes deux oiseaux.

Je désirai ardemment cet instant mais il a été au-delà de ce que j'avais imaginé.

Davidé ouvre le parachute. Nous descendons plus doucement, nous tournons dans les airs, nous voyons la terre se rapprocher et les montagnes nous entourent.

Davidé me donne les sangles, tout en maintenant mes mains.

Tellement beaux ces instants hors du temps...

Nous arrivons au sol doucement. "Lève les pieds" me dit-il.

Nous nous posons un peu allongés. Nous rions...Alex est là et il filme. Je ne l'ai pas vu en vol, pardon...

Oh, c'est déjà fini !

Je me suis retenue de lui dire…”On y retourne ?”...

Merci cher moniteur de m'avoir fait partager ta passion et qui est devenue un peu la mienne.

Merci d’avoir donné vie à mon plus beau rêve.

une femme est heureuse de faire de la chute libre

Offrir un saut en tandem en cadeau

Le saut en tandem expérience inoubliable : beaucoup considèrent qu’il s’agit d’une expérience à vivre au moins une fois dans vie. C’est un cadeau unique qui surprendront les bénéficiaires et leur feront plaisir à tous les coups.

Indirectement, offrir un saut en parachute à quelqu’un, c’est lui lancer un défi, un challenge... qui est loin d’être insurmontable.

  • Offrir un tandem en parachutisme pour un enterrement de vie de jeune fille / garçon

Le tandem en parachutisme est un cadeau qui plaira certainement à de futurs mariés.

C’est un cadeau qui correspond plutôt bien à un enterrement de vie de jeune fille / garçon : donner l’occasion de réaliser quelque chose de fou et inédit avant le grand jour, et lancer un défi qui se révèlera une expérience extraordinaire.

  • Offrir un tandem en parachutisme pour de jeunes mariés

Le tandem est un cadeau original à offrir pour de jeunes mariés. C’est l’occasion de pimenter leur vie de couple dès le début par une expérience incroyable et folle.

C’est également un cadeau qui peut être offert à l’occasion de l’anniversaire de mariage. Le tandem en parachutisme est une activité qui surprendra toujours et dont beaucoup espèrent avoir la chance de le faire au moins une fois au cours de leur vie.

  • Offrir un tandem en parachutisme pour un anniversaire

Le tandem en parachutisme est un cadeau idéal pour les anniversaires : il offre au bénéficiaire souvent la chance d’effectuer son baptême de l’air, et bien sûr de réaliser le saut en parachute tant réputé. Si vous avez, parmi vos amis, des personnes qui apprécient les sensations fortes, il ne pas pas hésiter très longtemps.

Même pour les étudiants et les personnes qui n’ont pas l’envie ou les moyens de payer individuellement ce cadeau, il existe une solution simple qui permet de mutualiser les moyens : le pot commun. Une cagnotte peut être mise en place et chacun peut cotiser pour faire plaisir collectivement.


Offrir un tandem !

 

Apprendre à sauter seul : la PAC

Afin d’apprendre à sauter seul, il faut savoir qu’il n’est pas nécessaire de passer par le saut en tandem. Il est possible de commencer directement par la formation Progression Accompagnée en Chute (PAC).

La PAC consiste en un stage d’une semaine minimum : celui-ci commence par une formation au sol sur le matériel et les principes élémentaires du parachutisme. Il s’agit dans un premier temps de comprendre les bases du vol humain, le fonctionnement d’un parachute, la conduite sous voile ainsi que le pliage du parachute.

La formation comprend 7 sauts, dont le premier qui est réalisé avec deux moniteurs, les 5 suivants qui sont réalisés avec un moniteurs, et le dernier est normalement réalisé seul.

L’objectif est de devenir autonome et donc, de pouvoir sauter seul par la suite.

La 1ère chose à apprendre consiste à savoir ouvrir son parachute.

Deuxièmement, il s’agit de savoir ouvrir ce parachute à une hauteur correcte.

Dans un troisième temps, l’objectif est de savoir chuter de manière stable sur le ventre.

Enfin, le dernier objectif est d’apprendre à gérer sa position et arriver à adopter différentes positions et figures possibles.

Comment arriver à adopter une position stable pendant le saut.

Pour arriver à conserver une position stable pendant le saut, l’essentiel est d’avoir la bonne position. Il s’agit d’être le plus détendu possible et d’adopter une position en forme “d’arche” :

  • Le pelvis doit être en avant.

  • L’écart des pieds doit être à la largeur des épaules.

  • Les jambes doivent être fléchies à 45° au niveau des genoux, avec les orteils pointés vers le ciel.

  • Les bras doivent être pliés à 90°, et les mains doivent être détendues, sans aucune force.

  • Il faut garder la tête haute et le regard tourné vers l’avant.

  • Il faut être détendu au maximum.

Cette position de chute est dite stable, et constitue la première position enseignée à ceux qui découvrent la chute car elle est facile à prendre et aisée à contrôler. Cette première position permet également d’ouvrir son parachute de sécurité puisque le parachute est placé sur le dos. Elle constitue une position de base qui permet de commencer à évoluer dans les trois axes.

L’article ci-dessous du magazine Paramag explique en détails les principes relatifs aux positions en parachutisme :

https://paramag.fr/contenus/archives/n153/stabilite/stabilite.html

Apprendre à adopter une position stable pendant le saut ne requiert pas d’aptitudes physiques particulières : tout le monde peut y arriver. Le plus difficile est de gérer sa peur afin de faire en sorte que son corps soit le plus détendu possible.


juste avant l'ouverture du parachute

Les professionnels du parachutisme

Tous les moniteurs de parachutisme sont diplômés de manière à pouvoir enseigner leur discipline et effectuer des sauts en tandem avec un passager novice. Parmi ces professionnels, il faut savoir faire la distinction entre les “para pros” et les moniteurs diplômés d’Etat. Cette différence se situe principalement au niveau du diplôme et de la structure professionnelle.

Le “para pro” est un travailleur indépendant ou un salarié d’une structure professionnelle indépendante. Il est titulaire d’un Brevet de Parachutisme Professionnel (PA) délivré par la DGAC : il dépend donc du Ministère des transports, tout comme un pilote d’avion, et est donc considéré comme un personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile, ce qui l’autorise à faire du tandem.

Le moniteur de parachutisme diplômé d’Etat détient un Brevet d’Etat d’Educateur Sportif (BEES) option parachutisme, qui est délivré par le Ministère de la Jeunesse et des Sports. Il exerce dans des centres écoles agréés Fédération Française de Parachutisme et est habilité à dispenser la formation PAC (Progression Accompagnée en Chute), et à la pratique du Tandem s’il détient bien les qualifications requises.

Para pros ou moniteurs BEES, ce sont tous des professionnels auxquels nous pouvons faire appel afin de découvrir la chute libre en tandem et apprendre à sauter seul.



La spécificité des voiles de parachutisme

Tout d’abord, il faut rappeler que lorsque l’on saute, on porte sur soi deux voiles : une voile principale que l’on ouvre à chaque saut, et la voile de secours que l’on n’ouvre qu’en cas de nécessité.

La voile principale doit s’ouvrir manuellement à 1500 m d’altitude lorsque l’on saute en tandem débutant, et à 1000 m d’altitude l’on est plus expérimenté.

Cette voile principale est à différencier des voiles de parapente : contrairement à cette dernière, la voile de parachute descend beaucoup plus rapidement à la verticale et ne permet pas de monter dans les airs. Alors qu’une voile de parapente permet en 1000 m de descente en altitude de parcourir 10 km, une voile de parachute ne pourra en parcourir qu’environ 2,5 km. La voile de parapente est très fine et est conçue pour voler loin et longtemps, alors qu’une voile de parachute est conçue pour atterrir lorsque l’on saute d’un avion.

Il faut également distinguer la voile principale et la voile de secours. La voile de secours s’ouvre automatiquement grâce à un système qui détecte la vitesse à laquelle on chute : il s’agit d’un altimètre électronique qui capte la pression. Si notre vitesse de chute est anormalement élevée, c’est-à-dire supérieure à 35 m/s à 225 m du sol, cette voile de secours s’ouvre automatiquement. Celui-ci est conçu pour s’ouvrir en 75m alors que la voile principale s’ouvre 200 m. Il est évidemment plus brutal à l’ouverture que la voile principale car il est beaucoup plus rapide : il est fait pour sauver votre vie.   

La voile principale s’utilise au quotidien donc il est bien sûr plus confortable à l’ouverture, et le pliage se réalise très rapidement : seulement 10 minutes.

Le pliage de la voile de secours est extrêmement long : il dure 1 heure à 1 h 30. Il ne peut être plié que par des personnes détenant les qualifications spécifiques. Ce pliage requiert beaucoup d’expérience. Afin de conserver cette qualification spécifique autorisant le pliage de voiles de secours, il est obligatoire d’effectuer au minimum 20 pliages par an.

Une voile de secours doit être plié au minimum une fois par an.



Les disciplines du parachutisme

On distingue deux grandes familles : des disciplines de chute et des disciplines sous voile.

  • Tout d’abord, parmi les disciplines de la chute libre, on trouve :

  • le Vol Relatif (VR) qui est celle qui est le plus pratiquée actuellement. Cela consiste en la réalisation de figures à plat, à plusieurs, appelées formations ou blocs. La principale difficulté est que tout le monde chute à la même vitesse. Il ne faut également pas oublier la hauteur de chacun par rapport aux autres ainsi que la séparation entre chacun nécessaire à la réalisation de figures.

En compétition, l’objectif correspond à réaliser un cycle de figures tiré au sort, le plus grand nombre de fois possible en un temps limité. Il s’agit d’une notation en points : chaque figure simple (libre) rapporte 1 point et chaque figure complexe (bloc) rapporte 2 points. Le temps maximum pour réaliser les figures est de 35 secondes pour les équipes de 4, et 50 secondes pour les équipes de 8.

Les figures réalisées peuvent être fixes (libres), ou mobiles en binôme, trinôme ou quadrinôme (blocs). Toutes les équipes doivent réaliser le même programme de figures, et l’équipe gagnante sera celle qui aura réalisé le plus dans le temps imparti.

Le VR se pratique en compétition par équipes de 4 + 1 vidéoman, ou 8 + 1 vidéoman, la vidéo permettant aux juges de comptabiliser le nombre de figures effectué. Le vidéoman fait réellement partie de l’équipe, la qualité de la vidéo étant prise en compte dans la notation. En effet, il faut noter que si les juges ne peuvent pas voir correctement sur la vidéo les figures réalisées, l’équipe est pénalisée.

  • Le Free Fly est une autre discipline du chute libre, qui correspond à une discipline artistique. Elle permet au corps de voler dans toutes les dimensions et à toutes les vitesses. Les positions les plus connues sont la chute assis, la tête en bas, et les vols obliques. Cette discipline regroupe toutes les positions de la chute libre.

Le Free Fly se pratique en compétition par équipes de 3 freeflyers, dont un est vidéoman et a pour charge de filmer les évolutions des deux autres performers, tout en participant lui-même à la chorégraphie aérienne.

En programme libre, l’objectif est de réaliser une chorégraphie, libre de choix, la notation est donc artistique. Celle-ci doit durer 45 secondes au maximum, en étant rythmée, fluide, technique, et offrir un spectacle visuel original.

Il existe également des sauts dont le programme est imposé.

  • Le Vol Relatif Vertical est une discipline qui mixte le Vol Relatif traditionnel et le Free Fly.

Il s’agit de réaliser le plus grand nombre de points en un temps limité.

En compétition, cette discipline se pratique par équipes de 4 performers + 1 vidéoman.  

  • Le Freestyle est une discipline spectaculaire qui nécessite des compétences variées : il s’agit d’une véritable danse de l’air.

En compétition, les équipes se constituent d’un performer qui est filmé par un vidéoman qui évolue également dans les 3 dimensions. Les chorégraphies durent 45 secondes, mélangeant acrobaties et figures de freefly. Il existe un programme libre, où les équipiers doivent imaginer un programme avec des figures difficiles et originales, et deux programmes imposés qui comprennent 4 figures reconnues par la Fédération Aéronautique Internationale. La notation est artistique et prend en compte également la qualité des images réalisées par le vidéoman.

  • La Voltige est une discipline de chute libre qualifiée “d’explosive” : elle est effectuée à partir d’une hauteur de 2200 mètres et nécessite d’excellentes qualités de coordination et d’équilibre.

En compétition, après une prise de vitesse où certains compétiteurs atteignent plus de 300 km/h, les parachutistes doivent réaliser le plus rapidement possible un enchaînement de 6 figures imposées en chute libre. Il s’agit d’exécuter deux fois à la suite deux rotations alternés de 360° suivi d’un salto arrière.

L’épreuve est individuelle et est filmée du sol par une caméra. Un collège de juges chronomètrent le saut au centième de seconde, et évaluent la qualité technique d’exécution des enchaînements.

A titre indicatif, les meilleurs compétiteurs réalisent régulièrement des performances sous les 6 secondes.   

  • On trouve parmi les disciplines sous voile : la précision d'atterrissage, la voile contact, la canopy piloting, et le parapente.

  • La discipline Voile Contact est le pendant du Vol Relatif, à la différence que le parachute est ouvert. Les parachutistes qui sont largués à 2000 mètres d’altitude ouvrent leurs voiles, et réalisent des figures en s’accrochant par les pieds aux voiles des coéquipiers.

Les compétitions de Voile Contact se composent de différentes épreuves :

  • la séquence à 2 : il s’agit de réaliser un enchaînement imposé de 5 figures tirées au sort. Le cycle d’enchaînement doit être effectué le plus grand nombre de fois possible, en un temps limité de 1 minute. Le record du monde est détenu par la France avec 56 points en 2017.

  • la séquence à 4 : il s’agit de réaliser un enchaînement imposé de 4 ou 5 figures tirées au sort. Au cours de ces évolutions, les coéquipiers peuvent être amenés à voler en individuel, en binôme ou en trinôme. Le cycle d’enchaînement doit être effectué le plus grand nombre de fois, dans un temps limité de 2 minutes 30 secondes.

  • les rotations à 4 : les parachutistes doivent réaliser un empilage à 4 puis, l’équipier du dessus se détache pour rejoindre la base de de la formation. A nouveau, l’objectif est d’effectuer un maximum de rotations en un temps limité de 1 minute 30 secondes. Chaque figure réalisée à 4 permet de marquer 1 point.

  • la 8 formation : l’objectif de l’épreuve correspond à réaliser le plus rapidement possible une figure à 8 équipiers. Le chronomètre se déclenche lorsque le 1er parachutiste de l’équipe sort de l’avion, et s’arrête lorsque le dernier coéquipier est accroché à la formation.      

  • La discipline Précision d'Atterrissage (PA) est la plus ancienne des disciplines de parachutisme. Il s’agit d’une épreuve d’adresse où la technique de pilotage et l’analyse des conditions météo sont très déterminantes.

En compétition, les parachutistes sont lâchés à une hauteur de 1000 mètres, et ont pour objectif de se poser sur une cible de 2 centimètres de diamètre. Cette cible est matérialisée par un petit cercle jaune mesurant la taille d’une pièce de 10 centimes d’euro, qui est situé au centre d’un disque électronique noir de 16 centimètres de rayon. Celui-ci est lui-même placé sur un réceptacle souple de (cible en mousse ou gonflable), ce qui permet d’amortir la réception du parachutiste au moment de son posé.

L’action d’arriver à toucher cette cible est appelée communément faire un “Carreau”. Pour atteindre celle-ci, le parachutiste vise la mire avec le talon de sa chaussure dont l’ergonomie est pensée pour. La performance maximale du parachutiste est de réaliser un carreau dès le premier impact et le compétiteur se voit alors crédité d’une performance de 00 centimètres. Chaque impact qui est réalisé sur le disque en-dehors de ce carreau est mesuré électroniquement à partir de la bordure extérieure qui délimite le carreau, jusqu’à 16 centimètres.  

Pour remporter la compétition, l’objectif est de réaliser le minimum de centimètres à toutes les manches. Les compétitions internationales comportent 8 manches.     

  • Le Canopy Piloting est la discipline la plus récente apparue en France en 2011. Il s’agit d’une discipline parachute ouvert qui consiste en un posé en “sur-vitesse”, dans une phase où la voile plane et avance à grande vitesse sur une trajectoire horizontale, grâce à une prise de vitesse débutée entre 300 et 700 mètres d’altitude.

Au sein de cette discipline, trois catégories existent :

  • la Vitesse (Speed) : l’objectif consiste à passer le plus rapidement possible entre deux capteurs éloignés d’environ 70 mètres et disposés sur une courbe de 70°.

  • la Distance (Distance) : l’objectif est d’aller le plus loin possible après avoir touché l’eau.

  • la Précision (Accuracy) : les compétiteurs doivent se poser sur une cible de 1 mètre par 1 mètre, après avoir parcouru 4 zones d’environ 40 mètres au total en touchant l’eau avec leur pied.



Le simulateur de chute libre / La soufflerie.

Le vol en chute libre indoor fait aujourd’hui partie des disciplines du parachutisme.

Un simulateur de chute libre se définit comme une machine avec deux moteurs qui propulsent de l’air de façon verticale pour simuler le vent comme lors d’un saut en parachute. La vitesse du vent en simulateur de chute libre peut ainsi atteindre 270 km/h. Il s’agit d’un outil pour découvrir la chute libre mais il est devenu également un moyen de se perfectionner et progresser plus rapidement en chute libre.

Les sensations sont les mêmes que lors d’un saut en parachute, excepté la peur du vide et de sauter d’un avion en moins.

Selon Guillaume Bernier, triple champion du monde de vol relatif à huit (2006 et 2008) et à quatre (2010), “en terme de sensations, la soufflerie est relativement similaire à la chute libre depuis un avion. L’espace est plus restreint, mais le simulateur permet de travailler plus longtemps et d’être plus précis dans l’enchaînement des figures”

La soufflerie est également plus télégénique et la Fédération Française de parachutisme espère que la discipline deviendra olympique à l’occasion des Jeux de Paris 2024.

Les simulateurs se multiplient ces dernières années sur le territoire français et favorise le développement de la discipline. Aujourd’hui, certains bons pratiquants en simulateurs de chute libre n’ont même jamais sauté d’un avion.  

Cette idée de pratiquer la chute libre en indoor a été introduite pour la première fois par l’armée américaine en 1964. Les deux premières souffleries sportives ont été créées en 1982, la première à Las Vegas (Nevada) et la seconde à Pigeon Forge (Tennessee).



Où sauter ?

Tallard est reconnue en France comme étant la capitale du parachutisme.

Les conditions météorologiques sont très favorables à la pratique de ce sport aérien. Tallard offre plus de 300 jours de soleil par an. D’un point de vue aérologique, le bassin Gapençais est protégé des vents dominants, notamment grâce au massif du Dévoluy : c’est donc un terrain de jeu très favorable à la pratique du parachutisme.

L’environnement est montagneux et offre une vue sur les massifs alentours tels que l’imposant Pic de Bure, la falaise de Ceüse, et le massif des Ecrins.

Les paysages changent de couleur et d’ambiance au fil des saisons.





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