Le planeur pur et le planeur autonome

difference planeur pur et autonome

Planeur pur et planeur autonome : quelles différences?

S’il est une activité de vol qui se rapproche du rêve d’Icare, c’est bien le planeur. Cet aéronef aussi gracieux que performant fait rêver. En effet, le planeur pur, une fois lâché en vol, exploite les ascendances pour se déplacer dans les trois dimensions.

En revanche, il existe une activité qui s’inspire du planeur, et s’affranchit de ces deux contraintes majeures : le planeur autonome. L’idée est simple. Doter le planeur d’un moteur, lui permettant de décoller de manière autonome. Une fois en vol, l’hélice se rentre, ou se met en drapeau. Et place à l’évasion au gré des courants ! Le code de l’aviation civile permet aux aéroclubs de proposer des vols découverte donnant accès aux néophytes à cette pratique. En revanche, le planeur n’est pas accessible sous forme de baptêmes de l’air “commerciaux”. C’est pourquoi, les fabricants ont créé des solutions alternatives !

Un point commun : l'amour de la glisse dans les airs !

Les avantages du planeur à assistance motorisée

En planeur autonome, nous nous comportons au sol comme les autres avions. Roulage sur la piste, décollage autonome, etc. En termes de logistique, le planeur autonome est vraiment pratique. Surtout lorsqu’il s’agit de faire un baptême de l’air d’une durée assez courte. Le temps consacré est alors minime et le passager accède directement au plaisir ! Les planeurs autonomes sont équipés de groupes moto propulseurs (avec moteur + hélice), qui leur permet d’atteindre l’altitude désirée sans aide extérieure. Ce type de technologie est ainsi plus écologique, car il évite l’utilisation d’un avion ou d’un treuil pour accompagner le planeur dans les airs. En cas de dégradation des conditions météorologiques ou d’absence de courants ascendants, le pilote est en capacité de rallumer son moteur pour reprendre de l’altitude. Un mélange entre la liberté inconditionnelle du planeur pur et la maniabilité de l’ULM.

L’activité des puristes : voler en planeur sans moteur

Le planeur pur, c’est le choix de s’en remettre aux forces de la nature, et à sa capacité à les exploiter pour se déplacer dans les airs sans moteur. Outre la sensation de voler, c’est ce sentiment de devoir évoluer dans cette immensité qu’est le ciel qui est vraiment unique. D’ailleurs, les plus grands pilotes sont pour la plupart passés par cette activité très formatrice. On dit souvent que les meilleurs pilotes de ligne sont ceux qui sont capables de piloter un planeur, et d’atterrir dans tous types de conditions !

Il est vrai que l’idée d’être livré à soi-même, avec pour objectif la lecture du ciel pour optimiser ses trajectoires est réellement séduisante. Evidemment, cette pratique rime aussi avec contraintes. Tout d’abord, il faut attendre son tour pour décoller, remorqué par un avion ou propulsé par un treuil mécanique. Ensuite, une fois en l’air, le pilote n’a pas d’autre aide que les courants d’air pour évoluer. Et s’il n’a pas assez d’ascendances pour rentrer, il est forcé de se poser. C’est pourquoi une analyse préalable des terrains de secours, appelés “vaches”, est incontournable avant d’aller voler. Et par conséquent, il faut aussi s’armer de patience, et ne pas prévoir de RDV après l’activité !

L'apprentissage et la progression

Pour apprendre à voler en planeur pur, il faut se tourner vers un aéroclub. En effet, seules les structures associatives sont habilitées à enseigner le pilotage de planeur pur. De plus, ce sont elles qui disposent d’avions remorqueurs ou de treuils pour accompagner le planeur dans les airs. La formation est composée d’un brevet théorique, ainsi que d’un apprentissage pratique. Elle se termine par un lacher solo. A l’issue de la formation, le pilote est breveté “vol à voile” et il peut aussi se qualifier (emport passager) pour amener quelqu’un avec lui.

Et pour devenir pilote de planeur autonome ULM, il faut passer le brevet de pilote ULM multiaxe. Puis il convient de se former à bord de cet appareil car il a des spécificités. En effet, voler sans moteur, exploiter les ascendances et jouer avec les reliefs sont des compétences qui s’apprennent. Comme c’est le cas pour toutes les activités aériennes, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité et ne pas oublier que les éléments naturels sont plus forts que nous !

Les planeurs autonomes sont certifiés sous l’appellation « planeur à dispositif d’envol incorporé »
Le principe est de faire contenir le moteur et son hélice dans la partie du fuselage en arrière des pilotes. De ce fait, plus aucune force de traînée ne vient s’opposer à la finesse du planeur une fois que le pilote rétracte le moteur.
Ce sont des merveilles de technologie qui exige une utilisation assez « pointue » et sans aucun doute  requièrent un niveau important d’expertise tant en maintenance qu’en pilotage. Leurs performances sont incroyables et permettent des vols planés interminables. Bien sur cette haute technologie coûte très cher et cela se répercute naturellement sur le coût d’exploitation.
Cependant ce type de motorisation, qui n’exonère pas le pilote d’une mise en œuvre identique à celle d’un planeur, ne permet pas une remise en route rapide et garantie de réussite.
Cette incertitude impose au pilote de conduire sa tentative de remise en route à proximité d’une zone d’atterrissage. Les pilotes planeurs doivent recevoir une formation spécifique à ce type de motorisation pour avoir le droit de les piloter.
Les motoplaneurs quand à eux planent moins bien mais compensent cette relative faiblesse par une facilité de redémarrage déconcertante. Dans cette catégorie, la motorisation se trouve à l’avant du fuselage et conserve une installation conventionnelle largement éprouvée.
Ce sont les SF 25 et 28, Dimona, Grob 115 pour les plus courants, ou le Stemme disposant d’une hélice escamotable mais au tarif très élevé.
Dans la classe des Ulm certains modèles tirent formidablement leurs épingles du jeux en réalisant des compromis de Performances/facilité d’emploi/prix incroyable. Ce sont les Sinus, Lambada, phœnix, choucas….

Acheter son planeur autonome ?

L’avantage majeur de l’autonome est qu’on ne dépend de personne pour décider de partir en vol. Il est donc très séduisant pour les pilotes qui privilégient une pratique indépendant de toute structure. Ces derniers peuvent acheter leur appareil, trouver un hangar où le stocker (ou une remorque adaptée), et ils sont libres de voyager partout ou la règlementation le leur permet. Récemment, la population de pilotes ayant fait ce choix est de plus en plus grande, pour des raisons de liberté expliquées plus tôt.

Découvrir les sensations du planeur a gap-Tallard

De par la richesse de son histoire, l’aérodrome de Gap-Tallard offre la possibilité le tester le planeur sous toutes ses formes.
L’aéro-club local, implanté depuis bientôt un siècle, propose l’activité “planeur pur”, emblème de l’aérodrome depuis des décennies. On y pratique le planeur pur avec un avion remorqueur de type “Rallye”. Toute la journée en été nous l’observons faire des aller-retour, pour larguer les planeurs à l’altitude de leur choix.

Pour une pratique libre et autonome, plusieurs pilotes instructeurs ont en effet fait le choix de se doter d’un planeur ULM a dispositif d’envol intégré (planeur autonome). Ces aéronefs modernes et équipés tout confort offrent ainsi la possibilité de monter à bord sur le lieu d’accueil, et de rouler vers le point d’attente en bout de piste… comme un avion !
C’est sûr ce type d’appareil que nous proposons les baptêmes de l’air et séances d’initiation au pilotage. Vol de durée courte, pour ceux qui souhaite voir si cette activité est faite pour eux … et vol plus long pour les amateurs d’évasion !
Et pour les personnes craignant de ressentir le mal des transports, par d’inquiétude. Les planeurs autonomes permettent justement de voler en conditions calmes, le matin, sans avoir à se bagarrer avec les ascendances thermiques pour monter !!

Chez Gap Tallard Fly Dream, les pilotes avec lesquels nous travaillons sont à la fois pilotes de planeur pur (vol à voile) et instructeurs ULM. Cette double casquette leur permet de vous proposer un vrai moment de glisse dans les airs, sans moteur. Un moyen d’accéder au savoir faire et à la passion du planeur tout en profitant de la simplicité logistique du planeur autonome !